Les recherches sur l'obésité |
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En mars dernier, une audition publique s’est déroulée au Sénat sur le thème : « Les perspectives offertes par les recherches sur la prévention et le traitement de l'obésité ». L’obésité est aujourd’hui une problématique sociale et chacun d’entre nous peut être concerné. L’obésité frappe les personnes de plus en plus tôt : les enfants sont touchés de plus en plus jeunes et le nombre d’enfants obèses augmentent sans cesse (le chiffre d’enfants obèses a été multiplié par 4 entre 1960 et 2000). La recherche actuelle s’axe sur deux points : le tissu adipeux et le tube digestif. 1. LE TISSU ADIPEUX Ce tissu est composé de cellules graisseuses (appelées adipocytes). Son rôle est de stocker l’énergie (apportée par nos aliments) et de la libérer quand on en a besoin. Si les apports en énergie sont supérieurs aux dépenses énergétiques, les cellules doivent grossir pour pouvoir stocker encore plus (ce phénomène d’augmentation du volume des cellules est appelée hypertrophie). Si cela ne suffit pas à stocker toute l’énergie de nouveaux adipocytes se forment (on parle alors d’hyperplasie). Tant que la masse grasse peut continuer à augmenter en volume et en nombre, elle constitue une sorte de protection contre le diabète. En effet c’est lorsque la capacité de stockage a atteint sa limite que le diabète apparaît, puisque les acides gras qui ne peuvent plus être stockés vont aller s’infiltrer dans les muscles, le foie, le pancréas, les vaisseaux sanguins. Ceci provoquera des pathologies métaboliques et cardiovasculaires. Les recherches sont donc axées sur la plasticité du tissu adipeux. Notons que la capacité de prolifération des adipocytes dépend du type de personne et de l’endroit du corps où se trouve le tissu adipeux. Lorsque l’organisme a stocké trop de matières grasses, une réaction inflammatoire se produit entraînant la production de différentes molécules qui agissent sur les muscles, le foie, le cœur, le pancréas, les vaisseaux sanguins. Ceci perturbe le fonctionnement de ces organes et induit le développement de différentes formes de diabètes et de maladies cardiovasculaires. Des recherches ont pour but d’approfondir les connaissances sur cette phase d’inflammation. 2. LE TUBE DIGESTIF Une voie de recherche privilégiée pour traiter l’obésité est d’accélérer la sensation de satiété. Lors d’un repas, le tube digestif sécrète des hormones qui vont communiquer au cerveau la sensation de satiété (soit de non faim). Cette sensation de satiété (souvent ressentit vers la fin du repas) provoque donc l’arrêt de la prise alimentaire. Des recherches sont réalisées pour essayer de copier ces hormones de satiété et de les administrer aux personnes obèses ou diabétiques pour leur faire perdre du poids, en diminuant leurs apports alimentaires. Juillet 2009 |