Deux verres, ça va... pour protéger le coeur après un infarctus du myocarde Imprimer

La consommation modérée d'alcool est associée à un effet bénéfique sur la mortalité toutes causes confondues ainsi que sur la mortalité cardiovasculaire (CV) dans la population générale indemne de maladie CV.

Toutefois chez les personnes ayant déjà une maladie CV cette relation reste incertaine.

Cette étude conduite par l'équipe de l'Université de Harvard a pour objectif d'examiner, avant et après la survenue d'un Infarctus du myocarde (IM), l'association entre la consommation à long terme d'alcool et la mortalité toutes causes confondues ainsi que CV chez les survivants d'un IM.

Elle se base sur la " Health Professionals Follow-up Study(HPFS)", étude prospective de cohorte incluant 51 529 hommes appartenant aux professions de santé aux USA. De 1986 à 2006, 1 818 d'entre eux ont eu un IM non fatal. Dans ce dernier groupe 468 décès ont été documentés durant les 20 années du suivi. La consommation à long terme d'alcool a été calculée avant le premier épisode d'IM et ensuite mise à jour tous les 4 ans.

En comparaison de ceux qui ne boivent pas d'alcool le Hazard ratio (HR) ajusté aux différentes variables pour la mortalité toutes causes confondues était pour ceux qui consomment de l'alcool de 0,78 pour 0,1-9,9 g/jour, 0,66 pour 10,0-29,9 g/jour, et 0,87 pour >= 30 g/jour.

Pour la mortalité cardiovasculaire les HR correspondants étaient de 0,74, 0,58, et 0,98. En d'autres termes pour une consommation entre 10 et 30 g d'alcool par jour (environ 2 bières ou verres de vin) le risque de mortalité cardiovasculaire est réduit de 42 %. Cette diminution disparaît toutefois pour une consommation supérieure à 30 g/jour.

L'analyse des sous groupes montre que cette baisse de la mortalité est plus prononcée chez ceux avec une diminution modérée de la fonction ventriculaire.

En conclusion la consommation modérée d'alcool (équivalent à 2 verres de vin) sur le long terme est associée à un effet favorable sur la mortalité toutes causes confondues et sur la mortalité cardiovasculaire chez les hommes qui ont survécu à un premier IM. Cette association serait la plus forte chez les individus avec la fonction cardiaque la moins atteinte.

A votre santé !

 

Univadis - 22/5/12 - Rodie Courie