Le bon cholestérol pas si bon face au risque d'infarctus Imprimer

La nocivité du « mauvais » cholestérol sur la santé cardiaque est scientifiquement validée depuis de nombreuses années. On croyait, à l'inverse, qu'un taux élevé de « bon » cholestérol dans le sang était de nature à réduire le risque d'infarctus du myocarde. Une nouvelle recherche parue sur le site Internet de The Lancet vient contredire cette théorie.

Si ses résultats sont confirmés, l'étude remettrait en cause la pertinence de certains traitements dont la stratégie thérapeutique vise à augmenter le «bon» cholestérol pour prévenir les risques cardiovasculaires. L'équipe du Dr Sekar Kathiresan, qui exerce à l'hôpital du Massachussetts et à l'école de médecine de l'université de Harvard, s'est penchée sur une catégorie de personnes porteuses d'un gène spécifique qui accroît de 10 % la production de «bon» cholestérol. En analysant leur patrimoine génétique, les chercheurs américains ont découvert que les sujets génétiquement programmés pour avoir un taux plus élevé de «bon» cholestérol avaient le même risque de faire un infarctus que les autres. « Nos résultats montrent que l'augmentation de bon cholestérol n'entraîne pas forcément la réduction du risque cardiovasculaire », observe le Dr Kathiresan qui rappelle néanmoins qu'« une enquête plus approfondie sur les mécanismes de production de bon cholestérol et sa part de responsabilité dans les maladies coronariennes doit être menée ». Il est, en effet, possible qu'un facteur non identifié à ce jour puisse à la fois réduire le risque de crise cardiaque tout en augmentant le niveau de «bon» cholestérol.

Univadis - 29/5/12 -

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