Le temps total de pratique d'une activité physique, et non sa fréquence, est important pour obtenir des résultats Imprimer

Selon une nouvelle étude menée par des scientifiques canadiens et publiée dans la revue Applied Physiology, Nutrition and Metabolism, c'est le temps total consacré à cette activité, et non sa fréquence, qui est déterminant.

 

Les chercheurs de l'université Queen's University de Kingston, dans la province de l'Ontario (Canada), ont examiné 2 324 adultes des quatre coins du Canada afin de déterminer si la fréquence d'une activité physique au cours de la semaine était associée à des facteurs de risque de diabète, de cardiopathie et d'accident vasculaire cérébral. Les participants à l'étude ont cumulé 150 minutes d'exercice aérobie par semaine. L'accéléromètre positionné à leur taille a permis, à cette occasion, de mesurer en permanence leur activité physique.

« Les résultats indiquent que la manière dont les adultes choisissent de cumuler leurs 150 minutes hebdomadaires d'exercice physique n'a pas d'importance », a affirmé le principal auteur, Ian Janssen. « Par exemple, une personne n'ayant pratiqué aucune activité physique du lundi au vendredi mais qui s'est en revanche dépensée pendant 150 minutes au cours du week-end obtiendrait les mêmes bienfaits pour sa santé qu'une personne ayant cumulé 150 minutes d'exercice au cours de la semaine en se dépensant 20 à 25 minutes par jour. Le message à communiquer est important : les adultes doivent avoir pour objectif de cumuler au moins 150 minutes d'exercice physique hebdomadaire de la manière la plus adaptée à leur emploi du temps », a conclu Ian Janssen.